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Nouveau départ pour Cécile et Henri-Paul

Cecile_et_HenriPaulMembre de l’association depuis novembre 2005, membre du CA pendant deux ans (2011 à 2013) et ancien président du RESM (juin 2012 à novembre 2013), Henri-Paul a commencé son action au Guatemala en 2007 avec sa femme Cécile Vaillancourt, également membre du RESM.

En 2007, tous deux ont fait la rencontre de la population de San Vicente, à Guanagazapa (Guatemala), leur village « de cœur » comme ils ont l’habitude de le nommer. Les 500 habitants de ce village coopératif sont les rescapés (ou les descendants des rescapés) du génocide qui a eu lieu au Guatemala en 1982-1983, durant la guerre civile (1960-1996). Exilées au Mexique pour échapper aux massacres, cette communauté guatémaltèque maya ainsi que neuf autres communautés mayas sont revenues dans leur pays d’origine et se sont installées dans la municipalité de Guanagazapa il y a de cela quinze ans.

Aujourd’hui, la communauté s’organise pour retrouver un équilibre. Henri-Paul et Cécile les aident pour aller dans ce sens. Afin de créer une économie locale et d’éliminer la malnutrition, ces deux Québécois ont remué ciel et terre. En 2008, ils ont permis à cette communauté de faire l’acquisition de 50 chèvres (désormais, plus de 150 chèvres sont élevées dans ce village). En 2012, ils ont fait don de 23 vaches laitières. Henri-Paul et Cécile sont très heureux de cette belle réussite et ne cessent de répéter : « L’aide de nos donateurs a été précieuse. Sans celle-ci, rien n’aurait pu voir le jour. »

En 2014, Henri-Paul et Cécile vont relever un nouveau défi : apporter l’électricité dans la communauté, au moins dans l’école et le dispensaire. Le projet manque encore de financement, mais ils gardent espoir.

Lorsqu’on leur demande « pourquoi faites-vous tout ça? », Henri-Paul et Cécile répondent : « Nous sommes comme ça, nous aimons aider. Chaque personne a le droit d’avoir une vie décente. Lors d’un séjour touristique au Guatemala en 1976, nous nous sommes promis de revenir à notre retraite pour aider les communautés mayas. C’est ce que nous avons fait. Pour nous, le partage, c’est important ».