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Les premières étapes du projet de Cécile et Henri-Paul

« En date du jeudi 6 février, cela fait déjà onze jours que nous sommes arrivés. Le projet avance parfaitement bien. Accompagnés par l’électricien de la municipalité de Guanagazapa et Gaspar Miguel (le directeur et professeur de San Vicente), nous avons acheté le matériel électrique pour l’école. Nous attendons l’installation avec impatience. En ce qui concerne le moulin, nous devons agir vite, car il ne fonctionne plus depuis deux semaines, ce qui inquiète les femmes du village. »

« Un mois s’est écoulé depuis notre arrivée. Après avoir acheté les matériaux pour la clôture de l’école et pour l’entrepôt du moulin, les travailleurs s’activent sur les deux chantiers. L’entrepôt pour le moulin aura une surface de trois mètres sur quatre et la base en ciment vient d’être posée. Sur le chantier de la clôture, les tranchées pour installer les poteaux sont prêtes à recevoir les rouleaux en broche galvanisée. Gaspar, homme doux et très respectueux, est heureux de voir ces avancées. Nous le connaissons depuis 2007. Il fait énormément pour aider sa communauté. C’est un honneur pour nous de collaborer avec lui. »
L'entrepôt en construction

Détails du projet :

Coopérants bénévoles : Cécile Vaillancourt et Henri-Paul Veilleux
Bénéficiaires : les habitants du village coopératif San Vicente
Lieu d’intervention : San Vicente, Guanagazapa, sud du Guatemala
Dates des projets : Janvier à mars 2014

Projets :
1/ Raccordement électrique de l’école (salles de classe et bibliothèque) et du moulin à maïs (achat d’un moteur et du matériel électrique)
2/ Construction d’un entrepôt pour abriter le moulin à maïs
3/ Installation d’une clôture pour protéger les 90 élèves du champ de cannes à sucre situé à proximité de l’école

Contexte :

Les 500 habitants du village coopératif San Vicente, à Guanagazapa, sont les rescapés (ou les descendants des rescapés) du génocide qui a eu lieu au Guatemala en 1982-1983, durant la guerre civile (1960-1996). Exilée au Mexique pour échapper aux massacres, cette communauté guatémaltèque maya ainsi que neuf autres communautés mayas sont revenues dans leur pays d’origine et se sont installées dans la municipalité de Guanagazapa il y a de cela quinze ans.

Depuis 2008, Henri-Paul et Cécile travaillent avec ce village pour un retour à l’équilibre, notamment avec Donna Maria, présidente de l’association des femmes Madre Tierra. Pour favoriser l’essor d’une économie locale et contribuer à réduire la malnutrition dans le village, nos 2 coopérants bénévoles ont permis à la communauté d’acquérir plus de 150 chèvres et environ 30 vaches laitières.

Mi-décembre 2013, après deux ans de négociation entre la compagnie d’électricité du Guatemala, la municipalité de Guanagazapa, la communauté de San Vicente (représentée par Francisco Rivera) et l’association des femmes Madre Tierra, les poteaux électriques ont enfin été installés à San Vicente. Depuis le 26 janvier 2014, Cécile et Henri-Paul sont de retour à San Vicente pour aider au raccordement de l’école et du moulin, et pour installer une clôture de protection pour les enfants.